Humus : quel rôle pour la vie des sols en agriculture

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Mais il existe aussi des agriculteurs qui font le choix du semis direct, c’est à dire d’un mode d’implantation sans aucun travail du sol autre que celui des organes du semoir (on utilise un matériel adapté), sur la ligne de semis.
Permettre aux racines de s’enfoncer plus profondément dans le sol, peut-être atteindre la roche mère, voire se glisser dans les fentes, bénéficiant des minéraux qui se trouvent à proximité. par le fait qu’une bonne biodiversité des sols fait parti de l’équilibre de l’écosystème et permet une bonne décomposition des matières végétales et animales et une meilleure assimilation par les plantes leur apportant une meilleure croissance et une meilleure résistance aux maladies et aux parasites, et en conséquence, une meilleure production .

Quand on laisse des matériaux intéressants sur le sol c’est en lien avec le sous-sol et la vie « monte et descends comme un cercle sans fin qui se réalimente « ; c’est l’image qui me vient . C’est un défi difficile à relever, car il suppose de bien connaître les processus qui conditionnent les conséquences des techniques aratoires sur les états du sol, sur la faune, sur les plantes, conséquences qui dépendent elles-mêmes fortement du climat, de la nature du sol ou de celle des cultures pratiquées.

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En outre, on peut souligner que si les excédents azotés ont bien diminué entre 2001 et 2006 en Bretagne, il n’en reste pas moins que « (…) sur l’ensemble des parcelles de céréales, maïs et prairies, 43 kg d’azote par hectare (kgN/ha) sont épandus en trop par rapport aux besoins des plantes » (Agreste Bretagne, 2008). À l’issue de cette enquête, une liste indicative de pratiques agricoles adaptées au maintien ou à l’accroissement de la fertilité des sols a été établie sur la base des arguments les plus fréquemment cités par les experts : rotations longues, apports réguliers de matières organiques, TCS ou TCSL, cultures associées, engrais verts et couverts végétaux durant les inter-cultures longues, semis direct sous couvert vivant, décompactages de limons hydromorphes (dont le pilier physique est bloqué par une compaction excessive), maintien et plantations de haies, agroforesterie, parcellaire de taille optimum.

Lors d’un apport d’engrais, la plante est alimentée directement, mais employ é s seuls, ces engrais sont loin d ’ê tre suffisants  : « La matière organique, réorganisée au cours du processus d’humification est aussi une source importante d’azote pour la plante, qui lui permet de puiser quand elle en a besoin et pas uniquement au moment de l’apport d’engrais», poursuit l’agronome. , 2008) ont montré que la proportion de sols nus a fortement chuté dans les zones d’action prioritaires (ZAC) entre 2000 et 2003, grâce notamment à des aides spécifiques (ICCS ou indemnité compensatoire de couverture des sols). Dans notre enquête, les tailles citées variaient entre cinq et dix hectares (en production intégrée, on parle d’une quinzaine d’hectares, dans un maillage d’infrastructures écologiques – Ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, 2009). Le labour à l’aide d’une charrue à versoir, instrument symbolique du travail du sol, jouait un rôle important pour l’atteinte de ces objectifs multiples, à travers deux actions fondamentales : il aère le sol et, en le retournant, permet l’enfouissement des amendements organiques, des engrais, des résidus de culture et des organismes pathogènes qu’ils portent, des graines de mauvaises herbes. Cette observation rejoint ce que le SCEES pointait du doigt « Des terres trop souvent nues entre deux cultures », « Peu de pratiques alternatives en grandes cultures » (Agreste Primeur, 2004) en analysant la situation en 2001. Les résultats des enquêtes « pratiques culturales » du SSP/SCEES de 1994, 2001 et 2006 apportent un éclairage de la réalité des pratiques agricoles, les informations contenues dans ces enquêtes étant très riches d’enseignement.

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Le principal argument a avancer en ce moment serait que devant les difficultés a venir relatives a la pénurie d’abondance liée directement a la pénurie d’énergie , les techniques « BRF » sont les seules qui peuvent assurer un approvisionnement peu dépendant de l’energie et des animaux . L’utilisation des ces techniques (TCSL) permettent aux agriculteurs de « redécouvrir les deux piliers de l’agronomie que sont le sol et la rotation des cultures » (Gautronneau, 2007). Dans ces grandes exploitations, on observe par ailleurs très souvent une augmentation de la taille des parcelles et la simplification des rotations et assolements, non sans conséquences sur la fertilité des sols (érosion, baisse des teneurs en matière organique).

La simplification du travail du sol (TCS, techniques culturales simplifiées ou TCSL, techniques culturales sans labour) est une pratique en nette progression, surtout après 2001 : pour le blé tendre, les surfaces implantées par TCS ont été multipliées par 2,5 entre 2001 et 2006 et représentaient presque la moitié de la sole. Cette démarche a été mise en cause par les agronomes dès les années 1980, avec des préconisations intégrant le rôle central du sol dans une démarche systémique d’interactions des trois composantes physique, chimique et biologique. Cette vision des choses est profondément ancrée dans l’imaginaire d’une société qui, devenue essentiellement urbaine, ne perçoit que très imparfaitement les évolutions actuelles de l’agriculture et leurs motivations. Bien sûr, on parle ici du mycélium, cet ensemble de filaments souterrain extrêmement fins qui constituent le « corps » du champignon, alors que les parties ramassées par les mycophages ne sont en fait que les organes reproducteurs du champignon.

Cette liste n’est bien sûr qu’indicative, mais elle rejoint ce qui se fait en agriculture biologique ou en agriculture de conservation, et ce qui s’élabore dans les démarches de type agriculture écologiquement intensive. Elle est à la base de la chaine alimentaire, en trouvant le gîte et le couvert, dans le sol, elle prolifère ; Par décomposition de la MO, elle fournit à son tour les éléments nécessaires au développement des végétaux. Dans les années 1950, Jacques Duche, biologiste des sols au Centre national de la recherche scientifique et au Muséum national d’Histoire naturelle, constatait que : « Le bilan des sols améliorés par l’homme et des sols qu’il détruit se solde par une destruction » (Duche, 1950), destructions qui ont pour noms  : pertes de matières organiques, lessivages, salinisation, compactages, artificialisations, etc. Il y a donc, pour mettre au point des manières de cultiver la terre innovantes et durable, très demandées par un nombre croissant d’agriculteurs, un champ de recherche très vaste pour les sciences agronomiques.
Un sol vivant apporte des éléments physiques scientifiquement indéniables (gestion hautement efficace des nutriments , dynamique de l’eau, symbioses en tous genres, régulation de la température,…). Le CAH, qui retient à sa surface les cations échangeables (Ca2+, Mg2+, K+, Na+…) protège également les sols des risques de pertes par lessivage, qui pourront être mis à disposition des végétaux. Entre mai 2005 (premier « tour ») et octobre 2006 (deuxième « tour »), une enquête DELPHI simplifiée a été lancée, à titre de test, auprès d’une vingtaine d’experts sur l’état actuel et futur de la fertilité des sols.

Ils rejoignent ainsi les propos de Claude Bourguignon, parlant du « rôle incontournable de la faune et des champignons dans la fertilité des sols agricoles » (Bourguignon et al.

, 2009), et d’ailleurs, les agriculteurs pionniers de ces techniques en relèvent eux-mêmes les limites et s’orientent vers des techniques de semis direct sous couvert, incluant un recours réduit et non systématique aux herbicides, techniques difficilement maîtrisables, que certains agriculteurs ont abandonné. Lorsqu’on abandonne le labour, on peut quand même travailler le sol à l’aide d’outils qui ne le retournent pas mais qui peuvent aider à détruire les mauvaises herbes et/ou à préparer la surface du sol pour recevoir les semences. L’utilisation des cultures intermédiaires pièges à nitrates (CIPAN, engrais verts) n’est pas vraiment entrée dans les pratiques agricoles courantes et reste cantonnée à moins de 1 % des surfaces de blé tendre en 2006, et moins de 20 % des surfaces en maïs, ceci malgré leurs avantages quant à l’amélioration de la fertilité des sols et à la réduction des pollutions par les nitrates. Dans le détail, lors de la minéralisation de la matière organique, les micro-organismes mobilisent une grosse partie de l’azote apportée par les engrais…qui le recéderont ensuite à la plante.

Les pouvoirs publics appellent à « plus d’agronomie » et à une « nouvelle agriculture » (Objectif Terres 2020, ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, 2009).

Si l’homme prenait enfin conscience de sa bonne place dans la nature, il s’intégrerait au plus près aux cycles de vies et arrêterait de chercher à tout comprendre, ou du moins tout expliquer. MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DE L’ALIMENTATION, DE LA PÊCHE, DE LA RURALITÉ ET DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE, 2009,  Objectif Terres 2020, Pour un nouveau modèle agricole français, 45 p.

Il y a quelques soixante ans, Jacques Duche (1950) soulignait l’importance des résultats pratiques déjà obtenus par cette discipline de la biologie des sols (possibilités de réussite des reboisements en conifères, de cultures de légumineuses sur de nouveaux sols, d’amélioration de la teneur des sols en azote…). Pour entretenir la performance de ce milieu, qui semble être la principale source de production de denrées alimentaires, il est essentiel d’alimenter l’ensemble des constituants physiques, biologiques et chimiques.

Ce sera plus facile si l’appareil d’encadrement de l’agriculture les aide dans cette immense tâche et si les entreprises de l’agrofourniture intègrent bien les trois composantes d’un développement durable (l’économique, le social et l’environnement). Faut-il pour autant considérer que « la fertilité du sol est une notion héritée d’une époque où l’agriculture n’utilisait comme facteur de production que le travail… » (Fardeau et Stengel, 1998) .

Celle-ci, tout ce qu’elle demande c’est de la matière minérale : hydrogène, oxygène, carbone, 3 resources abondantes qu’elle prélève dans l’air, potasse, phosphore, calcium, magnésium et oligoéléments qu’elle doit prélever dans le sol.

Et elle a donné une réponse plutôt négative sur l’état actuel et futur de la fertilité des sols, tout en mettant l’accent sur l’importance de pratiques agricoles adéquates pour le maintien et l’amélioration de cette qualité fondamentale des sols agricoles qu’est leur fertilité. pour moi c’est un tout,une vision globale:pour que les innombrables habitants du sol puissent vivre et « jouer »
sereinement leur rôle,aidons-les en leur apportant la nourriture qui leur est nécessaire,comme dans une forêt;
ce que j’essaie de faire dans mon jardin,planté de nombreux fruitiers petits et grands,abris pour insectes,nombre fleurs et herbes sauvages,les fruits des branches hautes pour les oiseaux,cultures sur buttes,paillages divers,et la joie de voir arriver plantes ,insectes,et micro-faune du sol
bien plus variée.

Les enquêtes « pratiques culturales » du SSP/SCEES

Mais cette conséquence s’applique aussi aux agents qui nuisent à la culture : mauvaises herbes dont les graines restent en surface et qui exercent une compétition plus intense en l’absence de labour ; agents pathogènes (champignons, limaces. De mon point de vue, il y a quelque part un hiatus entre notre volonté d’apporter à tout prix de la matière organique au sol et l’incapacité de la plante à assimiler cette matière organique. On peut remarquer l’importance de l’absence de tout ajustement, surtout en 1994 et 2006, ainsi que le développement des ajustements basés sur l’aspect visuel général des parcelles, et constater une utilisation d’outils de pilotage un peu plus fréquente, surtout en 2006, avec d’importantes disparités interrégionales en 2001 (Agreste Primeur, 2005). Je vais me faire l’avocat du diable parce que la réponse à la question pertinente, et sans doute un brin malicieuse de Gilles, n’est pas aussi évidente qu’il paraît, si l’on enlève la référence à des « valeurs » ou « choix de vie », appelons cela comme on veut.

La gestion de ces remontées capillaires, tout particulièrement dans nos buttes et carrés surélevés qui ont le facheux de défaut de parfois se « couper » du sol mériterait à lui seul un article de fond de Gilles et un partage d’expériences. L’agriculture dite conventionnelle se focalise en effet sur la recherche de rendements maximum via une fertilisation minérale soutenue ciblée sur les besoins de la plante et négligeant souvent les fournitures du sol, faute d’analyses fréquentes. L’évolution des apports de fumure azotée minérale selon la dose N/ha (azote par hectare) sur le blé tendre montre qu’en douze ans, il y a globalement stabilité des parts de la sole de blé tendre selon les apports d’azote. Plus d’infos sur agrisystems.net. Ces techniques diverses, dont le choix dépend de multiples paramètres (type de sol, de culture, de climat, d’organisation de l’exploitation agricole) ont toutes deux conséquences directes qui vont profondément modifier l’état du sol. En septembre 2004, le SCEES (Agreste Primeur, 2004) soulignait que « le non-labour s’étend doucement » entre 1994 et 2001, mais avec « un tiers des grandes cultures semées en 2006 sans retournement des sols » (Agreste Primeur, 2008). On peut cependant observer que pour des doses moyennes de plus de 160 N (kg/ha), en 2006, 1 % des surfaces supplémentaires reçoivent en moyenne 2,5 kg N/ha de plus qu’en 1994 pour un rendement moyen supérieur de 2 kg/ha (tableau SCEES). Du point de vue de la fertilité physique et biologique, les labours profonds sont en effet dommageables (photo 2), entraînant une dilution de la matière organique et une réduction de l’activité des vers de terre. Celui-ci garantit la pérennité structurale du sol grâce aux micro-porosités et lui assure une stabilité vis-à-vis des agressions extérieures : pluie, compaction entraînées par le passage d’engins agricoles… « Un sol bien équilibré à la base en matière organique par des apports réguliers va donc se restructurer de lui-même et plus rapidement, en cas par exemple de passage d’engins agricoles, explique Olivier Cor.

La fertilité des sols : l’importance de la matière organique

Ce concept de fertilité n’est pas non plus une « relique » de temps révolus, et le sol est  bel et bien une ressource naturelle non ou difficilement renouvelable, et comme pour toute ressource naturelle (eau, air, sols), il n’existe pas de produits de substitution qui puissent être durable sans conséquences écologiques et économiques . Puis très vite, la réforme de la PAC (Politique agricole commune) de 1992 est arrivée et a stoppé net cette relance de l’agronomie pour faire la place à la prédominance des considérations économiques à court terme.
Toujours de mon point de vue, dans cette usine biochimique, plus les animaux sont petits plus ils sont importants : protozoaires, rotifères, nématodes, mycéliums, bactéries jouent ce rôle essentiel de microfaune minéralisante. En Bretagne, la couverture hivernale des sols étant obligatoire, il ne devrait y avoir aucun sol nu (communication de la Direction régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt du 4 mars 2011), alors qu’au cours de la période 2000-2003, le potentiel de sols nus en hiver dans le grand Ouest représentait près du quart des surfaces cultivées (Thareau et al.

Cloportes, collemboles, acariens, nématodes, bactéries et champignons construisent la structure du sol en améliorant sa porosité, en facilitant la formation de complexes organo-minéral qui protège le sol de l’érosion. Les objectifs assignés autrefois au travail du sol sont nombreux : assurer la mise en place des cultures, améliorer la circulation de l’eau et de l’air dans le sol, favoriser son réchauffement (dans les pays au printemps froid), lutter contre les infestations de mauvaises herbes ou d’organismes nuisibles. La demande de la société est de plus en plus forte pour une agriculture respectueuse de l’environnement, ce qui a conduit au « Grenelle Environnement » et à la « Loi Grenelle 2 ». Un inventaire des principaux produits organiques commercialisés en Alsace permettra au lecteur de se faire une idée des choix possibles sans occulter que les effluents d’élevage restent la source principale disponible et souvent la plus adaptée aux différents types de sol.

Le blé tendre se succède à lui-même, en moyenne, pour plus d’un cinquième de la surface totale de l’exploitation, en 2006, soit trois fois plus qu’en 1994, confirmant ainsi cette observation de « simplification avérée des rotations » soulignée par les chercheurs (Expertise collective INRA-Cemagref, 2005).

Ce principe éthique à la base de la permaculture doit être interprété à la fois au sens métaphorique : « prendre soin de l’ensemble des formes de vie de la planète » et au sens littéral « soigner le sol ». L’approche régionale est plus significative avec des régions comme la Bretagne, la Picardie, voire le Nord-Pas-de-Calais, plus concernées par l’implantation d’un engrais vert ou d’une CIPAN (cas du maïs). Or, en grandes cultures le poste engrais représentait en moyenne 12 % des charges d’exploitation en 2006, comme en 2001 (source : RICA, Réseau d’information comptable agricole), ce qui est loin d’être négligeable dans un contexte de réduction des coûts de productions et d’augmentation importante des coûts des intrants (IPAMPA, indice des prix d’achat des moyens de production agricole). Le champignon est tellement plus efficace que les racines que certains arbres adultes abandonnent entièrement l’absorption d’eau par leurs racines, déléguant entièrement cette fonction à ses champignons partenaires . Le « CAH » permet de plus le stockage de l’eau et sa restitution à la plante, quand elle a en a besoin, ou encore la bonne pénétration du sol par l’air, les racines et leur approvisionnement en eau et minéraux. n’ayant qu’une simple approche de la vie et de habitants du sol ainsi qu’une vague idée de la symbiose plante microbe,je vous renvois sur ce lien qui detail et explique bien mieux que je saurais le faire. Une carence en eau de quelques heures et c’est un désastre écologique à l’échelle de notre jardin : pour 1 m² de jardin, nous compterons les décès de bactéries en milliards, de protozoaires en centaines de millions, et de nématodes en millions, vertigineux non. Ainsi s’exprimait voici plus de soixante ans un des pères de la science du sol et de la pédologie en France, Albert Demolon (Demolon, 1949), ajoutant : « On a pu dire de façon quelque peu paradoxale que la France ne possédait plus de sols, exprimant par là le fait qu’hormis les sols de forêts, les autres ont été plus ou moins profondément troublés dans leur évolution naturelle par l’Agriculture ». La modernisation de l’agriculture, basée sur une énergie fossile accessible et bon marché, a engendré un travail du sol agressif occultant souvent le fonctionnement biologique du sol en général et le rôle fondamental de la matière organique.

Dans des conditions favorables, une bactérie se multiplie pas scissiparité toutes les 20 minutes, soit plusieurs milliards d’individus à partir d’une seule bactérie au bout de 48h seulement.

Les sols, comme toute ressource naturelle non renouvelable à l’échelle humaine, ont une « évolution naturelle », et nos collègues suisses disent qu’ils sont « vivants » (Gobat et al. Six décennies plus tard, dirions-nous que les pratiques agricoles actuelles ont évolué de façon à améliorer la qualité des sols agricoles cultivés ou leur fertilité, ou au contraire ont-elles conduit à une détérioration de cette dernière .
Mais un sol vivant, c’est aussi l’apparition de phénomènes non mesurables comme certains flux d’énergie qui vont offrir à tous les êtres vivants qui sont dans et hors du sol la capacité d’utiliser chaque élément de façon optimale et de le recycler. Aujourd’hui, les chercheurs adoptent une position plus nuancée en prenant conscience d’une « dérégulation » des pratiques, avec une réduction du recours à l’analyse de terre et des « pratiques d’impasse » (Stengel et al.
Permettre à l’eau de s’infiltrer dans le sol, permettre aux racines des plantes d’être moins sujettent au stress hydrique, soit en absorbant immédiatement soit plus tard grâce à la réserve en eau du sol. La semaine prochaine, je pars une dizaine de jours pour le Vietnam, à Ho Chi Minh Ville plus précisément, où je suis invité à faire découvrir à des agriculteurs, chercheurs et techniciens agricoles locaux la vie des sol et les BRF lors du colloque « productions agricoles : pour une réconciliation entre durabilité et rentabilité économique ».

Les chambres d’agriculture ont très vite reconverti leurs agronomes soit en « spécialistes des primes PAC » ou en « spécialistes de l’environnement » (au sens réglementaire). La vie est très complexe, c’est pourquoi l’homme et ses « inventions » ne peuvent devenir à eux seuls les créateurs d’un cycle de vie équilibré des plantes.

Les chercheurs de l’INRA ont longtemps considéré comme alarmistes les positions de certains intervenants de terrain qui, comme Claude Bourguignon (première édition de son livre en 1989), s’inquiétaient à cette époque de la baisse de la teneur en matière organique des sols en France. « L’objectif est d’atteindre 100 % en 2012 en fonction des conditions locales » (Objectif Terres 2020, ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, 2009).
Dès lors, votre mission si vous l’acceptez sera de gérer l’eau sous toutes ses formes : la pluie dont il nous faut éviter le ruissellement et ralentir le transit vers les nappes fréatiques, l’eau de stockage que nous devons distribuer de la façon la plus intelligente possible, l’eau de rosée dont nous sous-estimons systématiquement l’importance et que nous devons à tout prix capturer par une surface « piégeante » et l’eau des remontées capillaires, la plus riche car chargée en éléments minéraux. Finalement, ces modifications vont jouer sur le cycle des éléments majeurs dans le sol (notamment ceux du carbone et de l’azote), les transferts d’eau, l’érosion, les émissions de polluants et l’activité biologique.
A l’aide d’un Terrascope nous montrons aux visiteurs (beaucoup d’enfants), la transformation de la matière organique qui descend dans le sol, les galeries des vers de terre…7 millions d’individus sous notre chaussure qui travaillent inlassablement le sol pour donner de la nourriture aux plantes.

Dire que le sol est (ou est censé être) un milieu vivant extrêmement riche vous apparaîtra sans doute comme une évidence, mais sauriez vous expliquer en quoi exactement la vie des sols apporte des avantages agronomiques incontestables et directement profitable pour le jardinier et l’agriculteur .
C’est cette faune,dont la plus connue est les lonbrics qui donne à la terre sa perméabilité aux eaux de pluie pour irriguer la terre mais aussi pour éviter le ruissellement et l’érosion.

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