Les Français aiment leur jardin, mais ils s’en occupent différemment qu’avant. Ils jardinent toujours autant, achètent moins de produits, et délèguent davantage certaines tâches à des spécialistes. Ce glissement, progressif mais net, dessine un nouveau rapport à l’espace extérieur : moins de matériel accumulé, plus de savoir-faire ponctuellement sollicité.
Un marché en deux vitesses, au profit des services
Les ventes de produits de jardinage reculent depuis quatre ans consécutifs, avec une baisse d’environ 2 % supplémentaire en 2025. À l’inverse, les entreprises du paysage ont vu leur chiffre d’affaires progresser d’environ 60 % en dix ans, passant de 5,3 milliards d’euros en 2014 à 8,5 milliards en 2024, selon l’Unep. La divergence est frappante : moins d’achats de tondeuses ou de traitements, mais plus de prestations rémunérées.
Pour qui cherche à faire entretenir son extérieur, cette tendance a une implication concrète : les professionnels sont nombreux, spécialisés, et souvent locaux. Recourir au jardinage à domicile via une plateforme de mise en relation permet de comparer rapidement plusieurs devis, dans un secteur où 85 % des entreprises comptent moins de cinq salariés et restent difficiles à identifier sans outil dédié.
74 % des foyers ont un extérieur, mais seulement 15 % font appel à un pro
Selon l’étude FranceAgriMer-VALHOR, 74 % des foyers français disposent d’un jardin ou d’une terrasse, et 85 % de ceux qui en ont un ont jardiné en 2025. Pourtant, seulement 15 % ont payé quelqu’un pour s’en occuper. L’écart est considérable, et il révèle souvent moins un désintérêt pour le service qu’une méconnaissance de son coût réel.
Car le crédit d’impôt change l’équation. Pour les petits travaux de jardinage éligibles aux services à la personne, l’avantage fiscal atteint 50 % des dépenses, dans la limite de 5 000 euros par foyer et par an, soit jusqu’à 2 500 euros remboursés. Une prestation facturée 60 euros peut ainsi revenir à 30 euros après avantage fiscal. À ce tarif, déléguer la taille d’une haie ou le ramassage des feuilles mortes devient un arbitrage beaucoup plus simple. Ce dispositif couvre les petits travaux de jardinage à domicile, pas les chantiers de création ou les interventions techniques lourdes.
L’élagage et la taille des haies : les premières tâches que l’on confie
Parmi les travaux délégués, l’élagage et la taille des haies arrivent systématiquement en tête des études consommateurs. Les raisons sont pratiques : sécurité en hauteur, matériel spécialisé, volume de déchets verts à évacuer, temps de travail important sur les longues haies. Ce sont aussi souvent les premières prestations qui ouvrent la porte à un contrat d’entretien plus régulier.
Le jardinage reste avant tout un espace de bien-être. Moins d’achat de produits ne signifie pas moins d’attachement au jardin. Cela signifie plutôt que les Français arbitrent : ils préfèrent un extérieur bien tenu, quitte à en confier une partie à quelqu’un qui sait faire.

