Gros plan sur la technique d’ensilage

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L’ensilage est un procédé utilisé pour préserver au mieux la valeur énergétique de l’herbe ou du fourrage. Il se fait par fermentation anaérobique. Le but de cette technique est de nourrir les vaches de la même manière qu’en pâture pendant la saison sèche et froide. En savoir un peu plus en détail dans l’article qui suit.

Qu’est-ce que l’ensilage ?

Au-delà des provendes, les vaches sont nourries essentiellement avec de l’herbe. Au cours de la belle saison, cette verdure est broutée en direct dans le pâturage. Mais elle ne pousse pas le long de l’année. Par voie de conséquence, les agriculteurs sont obligés de faucher l’herbe pour ensuite en stocker. C’est là tout l’intérêt de l’ensilage. Il s’agit d’une technique de conservation des fourrages utilisée notamment pour garantir la sécurité alimentaire des animaux en saison sèche. Le premier grand atout de ce procédé est qu’il permet d’obtenir des stocks très riches en PDI (protéines digestibles dans l’intestin) et en UF (unités fourragères). Ainsi, le cheptel pourra toujours bénéficier d’une nourriture végétale saine, quelle que soit la météo.

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Dans le cadre de l’ensilage, il existe trois principaux types de stockage. D’abord, il y a le silo taupinière qui consiste à réaliser la conservation des fourrages sur une surface plane bétonnée. Il a le mérite d’être gratuit et facile à pratiquer. Cependant, il génère une perte inéluctable, plus particulièrement sur les bords du tas. Le deuxième, c’est le silo couloir qui consiste à effectuer l’ensilage entre deux murs bétonnés. Contrairement au premier procédé, celui-ci permet d’éviter le gaspillage. Son inconvénient, c’est qu’il nécessite d’investir dans la fabrication du silo. La dernière technique de stockage, c’est le silo vertical. En plus de n’occuper que peu de place, celui-ci n’occasionne aucune perte, mais il est plus coûteux.

Les étapes clé pour faire de l’ensilage

Pour un ensilage optimum, il existe quelques étapes à suivre et un certain nombre de conditions à respecter. D’abord, il est important de récolter les herbes jeunes et ainsi de les conserver tôt pour obtenir une nourriture riche en azote et en énergie. En effet, lorsque les fourrages sont très secs, ils seront difficiles à empiler. Par exemple, dans le cas d’un ensilage maïs, la cueillette doit avoir lieu quand le taux de matière sèche se situe entre 32 et 35%, c’est-à-dire lorsque le grain est en phase pâteuse-vitreuse. Il faudra ensuite veiller à la qualité du hachage. Le déchiquetage ne doit pas être ni trop gros, ni trop fin.

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L’acidification optimale résulte d’une bonne teneur en sucre. C’est pourquoi il est recommandé de réaliser le fauchage l’après-midi, mais non pas le matin. Également, il est nécessaire d’effectuer le préfanage. Un tel procédé permet d’obtenir un taux de matière sèche optimum. En outre, le silo se doit de parquer le fourrage. De ce fait, il doit avancer au fur et à mesure du chantier d’ensilage. Dès que l’opération se termine, il convient de fermer vite et de manière hermétique le réservoir afin d’empêcher la respiration des brins. Enfin, pour une meilleure protection contre les UV, il est important de disposer de la bâche agricole sur le tas.

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